Je suis une Maman, mon fils.

Par défaut
Je suis une Maman, mon fils.

Si j’ai pu pleurer, souffrir, pousser et repousser,

Et tout oublier juste en te voyant sourire.

Ou perdre la raison des nuits à te bercer,

Sans un regret ni me lasser de te voir vivre.

Lire la suite

Publicités

Salut à toi.

Par défaut
Salut à toi.

Ce matin, j’ai envie de remettre mes Converses bordeaux.

Mais si, tu sais, celles avec « KC » gravé au compas dessus.

KC. Kurt Cobain quoi.

Ce matin, j’ai aussi envie de remettre mon tee-shirt Incesticide (Nirvana forever), l’enfiler juste au-dessus de mon pull col roulé noir. Avec mon 501. La classe. La vraie

J’ai envie de remettre mes lunettes et mon walkman. Lire la suite

Ma chère Carne,

Par défaut
Ma chère Carne,

Ma chère Carne,

Je vais te parler un peu de mon week-end. Ca nous changera les idées.

Vendredi soir, c’était dîner entre filles. On a failli annuler, il y avait celles qui veulent « continuer à vivre », celles qui ont peur, celles qui ont le séant entre deux chaises (moi). L’homme m’a dit OK, mais m’a dit de prendre un taxi pour y aller. Pour une fois, j’ai obéi, on a diné chez une de nos amies, dans le 11e. Oui, ça lui a fait bizarre à l’Homme, que j’obéisse.

On s’est bisouillée, on a bu des coups, on a parlé du Bataclan, on a toasté du saumon, on a pensé aux victimes, j’ai fait un gâteau au chocolat, on a ri en nous racontant les pires hontes infligées par nos enfants, une des filles présentes nous a raconté que des policiers avaient passés la journée à surveiller l’endroit où elle travaille, j’ai fait une grosse tâche d’huile d’olive sur mon jean, on a raconté de quelle manière on avait expliqué l’inexplicable à nos enfants, j’ai découvert ce qu’était un snood, tout en buvant du champagne.

apero

On s’est rebisouillé, et je suis en partie, en taxi. Le taxi m’a raconté où il était cette nuit là, les gens qui avaient eu peur et qui avaient été raccompagnés chez eux gratuitement.

Le lendemain, on a petit-déjeuné, j’ai gouté la bonne confiture de figues faite-maison de mon collègue sur une bonne brioche, tout en lisant les news et en découvrant que Bruxelles était en état d’alerte. J’ai envoyé un mail à ma copine qui habite là bas, puis on en a conclu qu’on serrait tous les fesses un peu partout.
Je suis allée chez le coiffeur, et ça ma gonflé car elle m’a zappé des cheveux blancs, qui sont donc restés blancs. On a ri quand je leur ai raconté que Tazz s’était coupé les cheveux tout seul (et non, ce n’est pas un chef d’œuvre), puis on a parlé de l’assaut de Saint Denis.

 

Tazz

L’après midi, une amie est venue prendre le goûter avec son escargot, j’ai fait des madeleines, elles étaient hyper bonnes, il paraît. On a passé un bon moment. Quand elle est arrivée, je me suis sentie soulagée, et quand elle est repartie, j’avais hâte de savoir que tout allait bien, car elle était en transports.
Le soir, on s’est gavé d’un Mont-d’or au four tout en regardant un bon film. Je n’ai pas pu m’empêcher de checker les news, comme pour être sûre que le scénario de cauchemar ne se répétait pas.
Dimanche, Tazz a mangé des frites, a fait des tours de manèges. Ah, tiens, 30 blouses anticontamination bactériologiques volées à Necker. Il parait que c’est inquiétant.

Puis, déjeuner chez Belle-Maman. L’Homme s’est engueulé avec sa mère, Tazz s’est fait engueuler par l’Homme et moi j’ai eu envie d’engueuler tout le monde. Quand je lui ai donné sa douche (à Tazz, pas à l’Homme), je me suis dit qu’il grandissait à vu d’œil. Que bientôt, je ne pourrais plus lui manger les fesses. Puis je lui ai interdit de boire l’eau de la douche, désormais. Il parait qu’il y a un risque d’empoisonnement de l’eau.

En faisant une attaque de bisous à Tazz, je me suis bloqué le dos. Du coup, j’avais mal et j’étais d’une humeur de chien. L’Homme s’est encore foutu de moi car j’ai acheté 20 paquets de café et 50 tablettes de chocolat sur Vente privée (mais c’était en PRO-MO!!) et je lui ai répondu, que par les temps qui courent hein, on serait peut être content d’en avoir autant.

Le soir, on a mangé un bon Chili. Je jure devant Dieu que ce ne me donne pas de gaz, mais personne ne me croit.

Voilà ce que m’a inspiré ton article, ma très chère Carne.. Notre vie, en ce moment, c’est un rainbow’shit .

wallpaper___rainbowslide_by_lastscionz

Une tranche de merde/peur/angoisse, intercalée entre différentes tranches du quotidien, de joie, d’engueulades, de normalité, de petites galères.  Personne n’a intérêt à juger qui que ce soit, sur ces peurs ou non. On a le droit d’avoir peur, on a le droit de ne plus sortir, on a le droit d’aller boire un verre en terrasse, on a le droit de devenir parano. On a le droit de continuer à vivre normalement. Ou pas. Rien de tout cela n’est normal. Alors… Alors, on fait comme on peut.
Et je crois que c’est déjà bien.

J’aimerai bien écrire un billet hyper profond, de ceux qui marquent, qui changent les mentalités, qui forcent la réflexion (oui, je sais, je suis très réaliste, tout à fait), mais non. Ce qui me vient en tête, là tout de suite, c’est juste : On fait comme on peut.
Et je crois que c’est déjà bien.

C’est Notre vie, plus vraiment la même, mais la Vie, quand même…
Et je crois que c’est déjà bien.

Merci, Shy’m

Par défaut
Merci, Shy’m

Je dois dire, Shy’m, que je ne t’apprécie pas beaucoup.

Tu es peut être une super nénette, je ne sais pas, dans un monde parallèle on est peut être super amies, mais je n’apprécie pas du tout l’artiste que tu es.

Ce que tu « chantes », tes paroles, ce que tu représentes, les messages que tu envoies, ton look, bref, tu fais partie de mon Top 5 des chanteuses que je déteste.

Oh, je sais bien que ça ne t’empêche pas de dormir la nuit,  tu as un succés fou et tant mieux pour toi et ceux qui t’aiment.

 

Mais moi, je ne t’aime pas.

Ou plutôt, jusqu’à ce matin, je ne t’aimais pas.

 

Je dois dire que depuis Samedi, je ne ris pas beaucoup. Comme tout le monde.

Mais ce que tu as fait hier, à Bercy…Et bien, j’en ai pleuré de rire. Pour la première fois depuis les attentats.

Depuis ce matin, je me passe la vidéo en boucle à m’en faire couler le mascara, et bordel, ce que ça fait du bien.

Alors, rien que pour ça, Shy’m, Merci.

Merci d’être toi, et surtout, continues, ne change rien.

 

Sunshine

Par défaut
Sunshine

Et soudain, ce matin, grâce à ses petits yeux étincellants, ses petites mains dodues qui tenaient fébrilement son mot d’amour pour mon fils, son beau sourire à m’en faire exploser le coeur, tout cet espoir, tout cet amour, le monde dans son âme, le monde de demain,  alors que je sentais les larmes monter, soudain, ce matin,  le monde m’est apparu un peu moins laid.

sunshine
« Quand on n’a que l’amour
A offrir en prière
Pour les maux de la terre
En simple troubadour

Quand on n’a que l’amour
A offrir à ceux-là
Dont l’unique combat
Est de chercher le jour

Quand on n’a que l’amour
Pour tracer un chemin
Et forcer le destin
A chaque carrefour

Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour

Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains,
Amis le monde entier »

Extraits de « Quand on a que l’amour – Jacques Brel

Mal tournée.

Par défaut
Mal tournée.

Quand le réveil a sonné ce matin.

reveil

Quand j’ai vu l’heure et que je n’avais toujours rien sur les fesses.

run

Quand j’ai vu que Tazz n’était (encore une fois) pas invité à un anniversaire

invit

Quand je me suis rendue compte que j’avais trop mal au dos mais que j’allais quand même passer la matinée debout. Dans les courants d’air.

archives

Quand un collègue a voulu me faire la vanne la plus pourrie du monde. Et la plus vexante. Pendant le déjeuner. Devant tout le monde

pleure

Quand je suis partie trogner seule dans mon bureau.

bouder

Quand j’ai du aller faire des fouilles archéologiques aux archives.

poussièresQuand je n’avais pas du tout envie qu’on me parle.

coucou

Quand la maitresse de Tazz trouve dommage qu’il n’ait pas voulu goûter à des aliments les yeux bandés (mais personne ne regarde les infos bordel ou quoi ??!!).

maitresse

Quand l’Homme n’a pas voulu qu’on se matte un autre épisode de Breaking Bad.

danger

Quand je me suis rendue compte que je m’étaisauto-spoilée pour rédiger ce billet.

collegueBref, j’ai « breaking bad » aujourd’hui…

Sinon toi ca va ?

Moi, je trouve qu’on est méchant.

Par défaut
Moi, je trouve qu’on est méchant.

Naaaan, mais c’est vrai quoi, on en fait tout un flan de cette histoire, je veux dire, CA VA, OK, on se calme….

Ce n’est pas SI grave non ?
Après tout, si on analyse froidement, rien n’est vraiment choquant…

Parler de race, roh, ça va, et puis ce n’est pas comme si certains s’en étaient servis pour perpétrer, je ne sais pas moi, un truc horrible genre un génocide quoi ?

Si ?
Ah bon, mouiiii, bon…

Et puis après tout, quand tu regardes autour de toi, dans le métro par exemple, on est tous blancs, non ?

Non ?? Ah…… bon…

La pauvre, attends, le Général de Gaulle quoi ! Ce n’est pas comme si on n’était pas vraiment sûrs qu‘il ait dit ça, m’enfin…
Ah, on ne l’est pas ?

D’abord, elle l’a dit, elle n’est pas raciste, elle a une copine noire, si ce n’est pas une preuve ça, je ne sais pas moi !

Ah, ça n’en n’est pas une ?

Pfff… Ecoute, même Brigitte Bardot, cette femme faite de tolérance, d’ouverture d’esprit et de charité a dit qu’elle était fière d’elle, alors tu vois !?

Ben quoi ?

Sontypasmignions?

Sontypasmignions?

 

Hey Nadine, il paraît que tu vas nous faire l’honneur de ta présence sur TFOne ce soir..
Tu sais, il y a tellement de choses que j’ai envie de te dire, tellement de choses que j’ai envie de t’écrire…
Mais je crois que la plus forte, la plus belle, celle qui me démange tant de fois dans la journée quand j’entends certains collègues, quand je prends le bus ou quand je regarde les infos…C’est celle là :


Voilà, tu seras mignonne, merci.

Ce qui reste. 

Par défaut
Ce qui reste. 

Parfois, on se dit que c’est pour la vie et ça n’est que pour une nuit.

Parfois, on te dit que ça n’est que pour un rire et c’est là à vie.

Il y a des fous rires qui sont éternels. Des blagues qui ne vieillissent pas, des souvenirs qui ont encore toutes leurs couleurs, des rides qui ne sont qu’autour des yeux, mais pas autour du cœur. 

Il y a ceux qui traversent ta vie. Et il y a ceux qui la font.

Il y a des verres de vins qui font du bien, des planchas qui guérissent les blessures, des gâteaux qui gâtent le cœur. 

Des « alors comme ça vous habitez rue Eugenne Varlin? », des « t’as pas du shampoing ? », des « elle est longue la rue de Sèvres », des « je t’aime ma poulette », des « vas y chérie tu vas y arriver », des « maman je t’aime fort »,  des « je suis là » qui sont là, toujours là,  au fond de moi.

Il y a ce qui reste et qui réchauffe, ceux qui me restent et me rendent forte.

Ces regards qui vous connaissent et qui vous couvent, même si le mascara coule de rire , de joie ou de désarrois. 

Il y a ceux qui ne sont plus là car ça fait trop longtemps, ceux que je n’ai pas rappelé ou pas suivi, peu commenté ou trop peu lu.

Il y a toi, toujours près de moi, malgré mes bourdes et ma grosse voix, un peu trop moi mais qui t’aime tant, pourtant. 

Je suis par là…de nouveau…. Tu m’as manqué….  Mais je reviens avec plein d’idées ! 

Les états d’esprits du vendredi

Par défaut
Les états d’esprits du vendredi

Voici une nouvelle « rubrique » (whaou, comme je frime c’est dingue…), initiée par les talentueux Fedo et le Postman. Une petite check-list à remplir tous les vendredis, histoire de faire le point juste avant le week end. Plusieurs bloggeurs non moins talentueux s’y collent déjà, et étant moi-même particulièrement talentueuse (tu as remarqué que j’avais travaillé sur ma confiance en moi ou pas ?), j’ai décidé de suivre le mouvement.

C’est parti !

Fatigue : Stramonium est notre ami pour la vie. Depuis 3 mois on redort grâce à lui. Gloire au Stramonium.

Humeur : bonne, bonne, bonne. (je parle de l’humeur hein..)(quoi que) (oui, je suis d’humeur « parenthèse » aussi). Lire la suite

Roh la vache.

Par défaut
Roh la vache.

Franchement je ne pensais pas. Non, je ne pensais vraiment pas que mon billet d’avant-hier me ferait tout ça.

Quand je l’ai publié, juste après, je me suis sentie mal à l’aise. Je me suis sentie impudique, mise à nue. Pour de vrai. J’ai montré mes fesses tripes, et ça ma fait bizarre. Je me suis dit « Roh la vache, que de chouineries ma fille, franchement, t’as pas honte… » ou encore « ouin ouin, la pauvre petite fille qui choui-chouinne parce que son papa n’est pas gentil et que quand elle était petite on n’était pas gentil avec elle, pathétique »… Il y a quand même des choses bien plus graves que ça…

Et pourtant je l’ai laissé en ligne, parce que je me suis dit que pour une fois, j’allais arrêter d’être la plus forte. En tout cas, de faire comme si. Que j’allais assumer mes failles et mes niaiseries. Lire la suite